La Guerre du Feu Sombre, Partie 4
Page 1 sur 1 • Partager •
La Guerre du Feu Sombre, Partie 4
Le fait qu’une tour de guet pouvait brûler aurait semblé ridicule, il y avait à peine quelque temps, et pourtant Shinjo Aniji regardait les conséquences. Cela avait été une structure importante, plus un donjon qu’une vraie tour de guet, mais il n’en restait quasiment rien. Le massif tas de pierres reposant où elle se dressait auparavant, était encore trop chaud pour le toucher, et le secteur entier était rempli d’une fumée épaisse, âcre qui rendait la respiration difficile. Il y avait plusieurs endroits dans les décombres où Aniji pouvait voir les restes de samouraïs qui n’avaient pu s’échapper, et il souhaitait les arranger pour qu’ils reposent élégamment et respectueusement, mais les récupérer serait impossible.
« Nous devrions vers quelque chose pour les morts, » dit Moto Taban, réflétant ses pensées.
« Nous ne pouvons pas, » répondit Aniji. « Nous ne pouvons pas rester ici plus longtemps pour le faire. »
« Pouvons-nous rallumer un feu pour qu’ils soient incinérés. »
Aniji secoua sa tête. « Que pourrions-nous faire pour brûler quelque chose comme ça ? Si l’Armée du Feu ne peut pas les transformer en cendres, quel espoir avons-nous de le faire ? Et il ne vaut mieux pas essayer. Si le Clan du Phoenix trouvait quelque chose qui indique que nous sommes responsables de cela, pouvez-vous imaginer combien cela rendra difficile la tâche du Khan ? Non nous devons partir. »
Le jeune Taban aquieça de la tête et s’inclina, clairement peiné de traîner un spectre si blasphématoire au-dessus d’eux. Il commença à dire quelque chose d’autre, mais s’arrêta et tourna sa tête sur le côté, pour écouter.
Aniji s’immobilisa aussitôt, habitué aux sens aigus de Taban. « Qu’y-a-t-il ? » demanda-t-il à voix basse.
« Une corde d’arc, » répondit Taban. « Plusieurs cordes. »
« Préparez vos lames. » ordonna Aniji. « Soyez prêts à chevaucher bas et vite. »
Un guerrier Phoenix émergea des buissons le cachant à une certaine distance, portant son arc tendu à la hanche. Plusieurs suivirent, jusqu’à ce qu’il y en ait une douzaine en tout. « Qui êtes vous ? » demanda le premier, un gunso, de par son insigne.
« Je suis Shinjo Aniji, un éclaireur sous le commandement de Shinjo Joyung, » répondit-il. « Ce sont mes hommes. Êtes-vous des survivants de l’attaque. »
« Nous étions affecté à la tour de guet Kitamahari, oui, » répondit le gunso. « Nous étions en patrouille au moment de l’attaque. Nous sommes revenus trop tard mais avons pris au piège quelques retardataires, pour s’assurer qu’ils brûlent en mémoire de nos camarades tombés. » Il jeta un œil au groupe des Licornes. « Que faites-vous dans les provinces du Clan du Phoenix, Shinjo-san ? »
Aniji sourit légèrment. « Toujours attentif à votre devoir ? Je le respecte. Mes hommes et moi avons chevauché le long de la Chaine des Montagnes du Nord, tentant d’évaluer la taille de l’Armée du Feu et de ses soutiens. Nous avons suivi la frontière du nord, parcourant les terres de tribus pour observer. »
« Et qu’avez-vous trouvé ? »
« Notre ennemi est puissant et mortel, » répondit Aniji. « C’est tout ce que je peux dire pour le moment. Je suis désolé. »
Le Phoenix inclina la tête. « Et je ne pense pas que vous ayez des papiers en règles »
Aniji sourit à nouveau, plus franchement cette fois. « Non, je ne pense pas. »
« Alors nous devons vous accompagner, » dit le gunso. « Pour votre sécurité, et pour s’assurer que vous ne soyez pas une menace pour le Clan du Phoenix. Pensez-vous traverser à nouveau la frontière bientôt ? »
« Oui, nous avons une raison de penser qu’il y a un important poste de renfort au nord, » répondit Aniji. « Nous devons le localiser. »
« Et que ferez vous alors ? »
Aniji fronça les sourcils. « Nos ordres sont d’observer et de mémoriser, pas de se battre. Nous sommes trop peu nombreux et pourrions facilement être éliminés, perdant ainsi les informations que nous avons rassemblées. »
« Je comprends, » dit le gunso. « Heureusement, alors, que mes hommes et moi n’avons pas de tels ordres. » Il montra le nord. « S’il vous plait, ouvrez la route, Aniji-san. »
Les régions les plus au nord de la Plaine du Cœur du Dragon étaient arides pendant presque toute l’année. Il était rare que quelqu’un s’aventure dans cette région retirée entourant Shiro Morito sans avoir une bonne raison de venir ici. En fait, Morito Garin pensait qu’il y avait beaucoup de samouraïs du Clan du Bœuf de sa génération, qui avait passé leur vie entière dans la région sans voir un étranger. C’était une chose ridicule, étant donné le statut de l’Empire moderne, mais c’était probablement pour cela que son oncle avait choisi de s’installer dans ce secteur en premier lieu : c’était parfait pour conserver des secrets.
Le nouveau Champion du Clan du Bœuf regardait avec anxiété tandis que la plus grande force qu’il n’avait jamais vu lui-même, marchait à travers le nord de la province de sa famille. Il n’avait pas de raison de s’inquiéter, bien sûr ; ces hommes et ces femmes venaient en aide pour défendre le château.Et pourtant, la dernière fois qu’un nombre notable d’étrangers étaient venus sur les terres du Clan du Bœuf, cela avait causé mort et destruction à une grande échelle. Près d’un tiers de son peuple était mort dans la soi-disant « attaques de bandits » qui avait coûté la vie de son oncle et prédécesseur, le légendaire héros de guerre Morito.
Au moins les bandits avaient eu la courtoisie d’ôter leurs couleurs noires et rouges et le mon du Scorpion de leur armures, pensa Garin. Cela avait empêché le reste de l’Empire de pénétrer sur les provinces du Clan du Bœuf et les brûler jusqu’à ce que rien ne reste. Pour cela, il savait qu’il devrait être reconnaissant, et pourtant il ne pouvait, au fond de lui, penser au Clan du Scorpion de cette façon. Le cœur d’un Morito ne pardonnait pas si facilement, il semblait.
Les rangs apparemment infinis de guerriers s’arrêtèrent finalement, et un nombre de samouraïs à cheval devant les étrangers avança vers les portes du château. Garin se salua lui-même pour essayer, et s’assurer que sa façon de faire était appropriée pour traiter avec des hôtes si prestigieurx. Comme ils arrêtèrent juste devant lui et sa garde armée, il s’inclina légèrement. « Bienvenue à Shiro Morito, mes amis, » dit-il. « Nous sommes grandement honorés de vous avoir à nos côtés. »
« Merci, » dit l’un des officiers, une femme du Clan du Lion, au corps svelte. « Je suis Akodo Sarasa, commandant de la Huitième Légion Impériale. Voici mes compagnons, Mirumoto Ishino de la Dixième Légion Impériale, et Shiba Danjuro du Shogunat, ainsi que nos troupes de commandement respectives. » Elle jeta un regard sur l’ensemble du châteu, comme pour repérer les lieux. « Nous sommes ici pour s’assurer que votre clan ne subissent pas les mêmes pertes que vos voisins. »
Mirumoto Ishino fit un geste gêné sur sa selle en entendant cela, et Garin fronça légèrement les sourcils. « Je suis extrèmement reconnaissant pour cette incroyable preuve de soutien, » dit-il. « Cependant, c’est beaucoup plus important que j’avais prévu. Comme le désire sûrement Ishino-sama, nous pourrions nous permettre de déplacer un tiers de vos forces pour renforcer la frontière du Clan du Dragon ? »
L’expression de Sarasa était sévère. « Ishino est un homme honorable et un commandant remarquable, » dit-elle. « Vous ne voudriez sûrment pas suggérer qu’il abandonne son poste pour des raisons personnelles ? »
« Bien sûr que non, » répondit Garrin. « Je comprends simplement le besoin de défendre sa maison. »
« Cela n’aurait pas de conséquence, » dit Ishino. « Tous les rapports des terres du Clan du Dragon indiquent que les Yobanjin frappent et se déplacent rapidement, fuyant dès que l’armée de Dame Kei se rapproche. Ils craignent la puissance déchainée du Clan du Dragon, et ils ont raison de le faire. Mes forces dans la région apporteraient peu, j’ai peur. »
« Nous avons un nombre considérable d’hommes qui souhaitent s’installer, Garin-sama, » dit Danjuro. « Pouvonsnous nous assurer que vous aurez assez de provisions ? »
« Vous pouvez. J’ai libéré le plus possible de logement dans le château et dans la ville voisine, et mes hommes ont monté des tentes convenables dans la plaine juste à l’est de la ville pour ceux qui restent. Ce secteur a le moins de chance de se faire attaquer, ainsi vos hommes seront libres pour se battre ou maneuvrer en tenaille ou quoi que vous trouverez approprié quand l’ennemi arrivera. »
Danjuro s’inclina légèrement depuis le haut de son cheval. « J’emmenerai mes hommes sur la plaine, alors. Sarasa-sama, Ichino-sama, je vous laisserez vous installer à l’intérieur du château et de la ville.
Le trio et leurs suivants regardèrent Danjuro faire signe à ses hommes et partir vers l’est. « Hmpff, »murmura Ichino. « A-t-il peur de tomber dans un piège, ou souhaite-t-il la gloire d’une maneuvre en tenaille pour lui tout seul ? »
« Shiba Danjuro ne craint rien et ne désire aucune gloire, » dit Sasama. « Garin-sama, auriez-vous l’amabilité ? »
« Bien sûr, » répondit Garin en s’incliant. « Si vous et vos troupes d’officiers souhaitez m’accompagner, commandants, je vous montrerai tout ce que vous désirez. »
« Nous devrions vers quelque chose pour les morts, » dit Moto Taban, réflétant ses pensées.
« Nous ne pouvons pas, » répondit Aniji. « Nous ne pouvons pas rester ici plus longtemps pour le faire. »
« Pouvons-nous rallumer un feu pour qu’ils soient incinérés. »
Aniji secoua sa tête. « Que pourrions-nous faire pour brûler quelque chose comme ça ? Si l’Armée du Feu ne peut pas les transformer en cendres, quel espoir avons-nous de le faire ? Et il ne vaut mieux pas essayer. Si le Clan du Phoenix trouvait quelque chose qui indique que nous sommes responsables de cela, pouvez-vous imaginer combien cela rendra difficile la tâche du Khan ? Non nous devons partir. »
Le jeune Taban aquieça de la tête et s’inclina, clairement peiné de traîner un spectre si blasphématoire au-dessus d’eux. Il commença à dire quelque chose d’autre, mais s’arrêta et tourna sa tête sur le côté, pour écouter.
Aniji s’immobilisa aussitôt, habitué aux sens aigus de Taban. « Qu’y-a-t-il ? » demanda-t-il à voix basse.
« Une corde d’arc, » répondit Taban. « Plusieurs cordes. »
« Préparez vos lames. » ordonna Aniji. « Soyez prêts à chevaucher bas et vite. »
Un guerrier Phoenix émergea des buissons le cachant à une certaine distance, portant son arc tendu à la hanche. Plusieurs suivirent, jusqu’à ce qu’il y en ait une douzaine en tout. « Qui êtes vous ? » demanda le premier, un gunso, de par son insigne.
« Je suis Shinjo Aniji, un éclaireur sous le commandement de Shinjo Joyung, » répondit-il. « Ce sont mes hommes. Êtes-vous des survivants de l’attaque. »
« Nous étions affecté à la tour de guet Kitamahari, oui, » répondit le gunso. « Nous étions en patrouille au moment de l’attaque. Nous sommes revenus trop tard mais avons pris au piège quelques retardataires, pour s’assurer qu’ils brûlent en mémoire de nos camarades tombés. » Il jeta un œil au groupe des Licornes. « Que faites-vous dans les provinces du Clan du Phoenix, Shinjo-san ? »
Aniji sourit légèrment. « Toujours attentif à votre devoir ? Je le respecte. Mes hommes et moi avons chevauché le long de la Chaine des Montagnes du Nord, tentant d’évaluer la taille de l’Armée du Feu et de ses soutiens. Nous avons suivi la frontière du nord, parcourant les terres de tribus pour observer. »
« Et qu’avez-vous trouvé ? »
« Notre ennemi est puissant et mortel, » répondit Aniji. « C’est tout ce que je peux dire pour le moment. Je suis désolé. »
Le Phoenix inclina la tête. « Et je ne pense pas que vous ayez des papiers en règles »
Aniji sourit à nouveau, plus franchement cette fois. « Non, je ne pense pas. »
« Alors nous devons vous accompagner, » dit le gunso. « Pour votre sécurité, et pour s’assurer que vous ne soyez pas une menace pour le Clan du Phoenix. Pensez-vous traverser à nouveau la frontière bientôt ? »
« Oui, nous avons une raison de penser qu’il y a un important poste de renfort au nord, » répondit Aniji. « Nous devons le localiser. »
« Et que ferez vous alors ? »
Aniji fronça les sourcils. « Nos ordres sont d’observer et de mémoriser, pas de se battre. Nous sommes trop peu nombreux et pourrions facilement être éliminés, perdant ainsi les informations que nous avons rassemblées. »
« Je comprends, » dit le gunso. « Heureusement, alors, que mes hommes et moi n’avons pas de tels ordres. » Il montra le nord. « S’il vous plait, ouvrez la route, Aniji-san. »
* * * * *
Les régions les plus au nord de la Plaine du Cœur du Dragon étaient arides pendant presque toute l’année. Il était rare que quelqu’un s’aventure dans cette région retirée entourant Shiro Morito sans avoir une bonne raison de venir ici. En fait, Morito Garin pensait qu’il y avait beaucoup de samouraïs du Clan du Bœuf de sa génération, qui avait passé leur vie entière dans la région sans voir un étranger. C’était une chose ridicule, étant donné le statut de l’Empire moderne, mais c’était probablement pour cela que son oncle avait choisi de s’installer dans ce secteur en premier lieu : c’était parfait pour conserver des secrets.
Le nouveau Champion du Clan du Bœuf regardait avec anxiété tandis que la plus grande force qu’il n’avait jamais vu lui-même, marchait à travers le nord de la province de sa famille. Il n’avait pas de raison de s’inquiéter, bien sûr ; ces hommes et ces femmes venaient en aide pour défendre le château.Et pourtant, la dernière fois qu’un nombre notable d’étrangers étaient venus sur les terres du Clan du Bœuf, cela avait causé mort et destruction à une grande échelle. Près d’un tiers de son peuple était mort dans la soi-disant « attaques de bandits » qui avait coûté la vie de son oncle et prédécesseur, le légendaire héros de guerre Morito.
Au moins les bandits avaient eu la courtoisie d’ôter leurs couleurs noires et rouges et le mon du Scorpion de leur armures, pensa Garin. Cela avait empêché le reste de l’Empire de pénétrer sur les provinces du Clan du Bœuf et les brûler jusqu’à ce que rien ne reste. Pour cela, il savait qu’il devrait être reconnaissant, et pourtant il ne pouvait, au fond de lui, penser au Clan du Scorpion de cette façon. Le cœur d’un Morito ne pardonnait pas si facilement, il semblait.
Les rangs apparemment infinis de guerriers s’arrêtèrent finalement, et un nombre de samouraïs à cheval devant les étrangers avança vers les portes du château. Garin se salua lui-même pour essayer, et s’assurer que sa façon de faire était appropriée pour traiter avec des hôtes si prestigieurx. Comme ils arrêtèrent juste devant lui et sa garde armée, il s’inclina légèrement. « Bienvenue à Shiro Morito, mes amis, » dit-il. « Nous sommes grandement honorés de vous avoir à nos côtés. »
« Merci, » dit l’un des officiers, une femme du Clan du Lion, au corps svelte. « Je suis Akodo Sarasa, commandant de la Huitième Légion Impériale. Voici mes compagnons, Mirumoto Ishino de la Dixième Légion Impériale, et Shiba Danjuro du Shogunat, ainsi que nos troupes de commandement respectives. » Elle jeta un regard sur l’ensemble du châteu, comme pour repérer les lieux. « Nous sommes ici pour s’assurer que votre clan ne subissent pas les mêmes pertes que vos voisins. »
Mirumoto Ishino fit un geste gêné sur sa selle en entendant cela, et Garin fronça légèrement les sourcils. « Je suis extrèmement reconnaissant pour cette incroyable preuve de soutien, » dit-il. « Cependant, c’est beaucoup plus important que j’avais prévu. Comme le désire sûrement Ishino-sama, nous pourrions nous permettre de déplacer un tiers de vos forces pour renforcer la frontière du Clan du Dragon ? »
L’expression de Sarasa était sévère. « Ishino est un homme honorable et un commandant remarquable, » dit-elle. « Vous ne voudriez sûrment pas suggérer qu’il abandonne son poste pour des raisons personnelles ? »
« Bien sûr que non, » répondit Garrin. « Je comprends simplement le besoin de défendre sa maison. »
« Cela n’aurait pas de conséquence, » dit Ishino. « Tous les rapports des terres du Clan du Dragon indiquent que les Yobanjin frappent et se déplacent rapidement, fuyant dès que l’armée de Dame Kei se rapproche. Ils craignent la puissance déchainée du Clan du Dragon, et ils ont raison de le faire. Mes forces dans la région apporteraient peu, j’ai peur. »
« Nous avons un nombre considérable d’hommes qui souhaitent s’installer, Garin-sama, » dit Danjuro. « Pouvonsnous nous assurer que vous aurez assez de provisions ? »
« Vous pouvez. J’ai libéré le plus possible de logement dans le château et dans la ville voisine, et mes hommes ont monté des tentes convenables dans la plaine juste à l’est de la ville pour ceux qui restent. Ce secteur a le moins de chance de se faire attaquer, ainsi vos hommes seront libres pour se battre ou maneuvrer en tenaille ou quoi que vous trouverez approprié quand l’ennemi arrivera. »
Danjuro s’inclina légèrement depuis le haut de son cheval. « J’emmenerai mes hommes sur la plaine, alors. Sarasa-sama, Ichino-sama, je vous laisserez vous installer à l’intérieur du château et de la ville.
Le trio et leurs suivants regardèrent Danjuro faire signe à ses hommes et partir vers l’est. « Hmpff, »murmura Ichino. « A-t-il peur de tomber dans un piège, ou souhaite-t-il la gloire d’une maneuvre en tenaille pour lui tout seul ? »
« Shiba Danjuro ne craint rien et ne désire aucune gloire, » dit Sasama. « Garin-sama, auriez-vous l’amabilité ? »
« Bien sûr, » répondit Garin en s’incliant. « Si vous et vos troupes d’officiers souhaitez m’accompagner, commandants, je vous montrerai tout ce que vous désirez. »
* * * * *

ludo sparrow- Emerald Champion

- Messages: 1152
Date d'inscription: 14/06/2009
Age: 31
Localisation: Besançon
Re: La Guerre du Feu Sombre, Partie 4
« Jusqu’ici, un village étrangement anonyme, dont je remarque qu’il n’apparaît que sur très peu de cartes, et une tour de guet ont été perdus dans les terres du Clan du Phoenix, » dit Ide Eien, sur un ton de reproche. « En fait, si l’on en croit les rapports, il apparaît que la présence de cette tour de guet permettait de conserver un œil sur les troupes massives de Yobanjin. Je trouve l’ironie de la chose presque insupportable.
« Je trouve inquiétantes les implications de votre raisonnement, Ide-san, » répondit Shiba Yoma sur un ton parfaitement calme, inébranlable. « Si vouc avez quelque chose à dire, peut-être pourriez-vous être plus direct. Les beaux discours de nos alliés les Grue sont s’accordent mal avec un homme de votre caractère. »
Le son de plusieurs éventails ouvert ponctua la brève pause avant que Eien ne répliqua. « Le Clan du Phoenix connait mieux que quiconque le chaos que peuvent faire régner les tribus Yobanjin quand elles sont unies, » dit-il, souriant vraiment très légèrement. « Et pourtant, il semble avoir échoué presque spectaculairement en empêchant leur retour. Combien d’autres clans souffriront pour les échecs du Clan du Phoenix ? »
Yoma restait calme malgré sa colère intérieure. « Accuseriez-vous aussi le Clan du Dragon ? Ou trouverez-vous la critique peu convenable suite à leurs récentes pertes ? Peut-être que votre tentative grotesque et innapropriée d’attirer l’attention sert plus efficacement un objectif plutôt que d’autres ? Yoma vit le Chancellier soulever un sourcil à ses paroles, et il savait qu’il avait du dépasser ses limites, mais il trouvait difficile de tolérer la tentative de ce flagorneur malsain de gagner en notoriété.
« Je trouve également vos accusations légères, » interrompa une voix lisse, familière. Yoma et les autres se tournèrent pour voir Yoritomo Sachina regarder Eien avec un dédain évident. « Êtes-vous en train de suggérer que le simple fait que le Clan du Phoenix ait souffert des mains des Yobanjin dans le passé le rende responsable des exactions commises par les tribus ? »
Eien fronça légèrement les sourcils. « Non, simplement que savoir ce qui pourrait se passer aurait du le conduire à prendre les mesures nécessaires pour empécher que cela ne se produise une nouvelle fois. »
« Dans ce cas, » dit Sachina avec un sourire, « Le Clan de la Licorne devrait être tenu pour responsable pour toute agression, conduite par un gaijin, qu’a subie l’Empire. N’êtes-vous pas plus familiers avec les pays au-delà de nos frontières que n’’importe quel autre clan ? Les Yobanjin sont sûrement une des nombreuses cultures auxquelles vous avez fait face dans le passé. Et n’est-ce pas vous qui avez présenté un érudit de votre clan étudiant sur le sujet des tribus Yobanjin ? Je crois qui si la connaissance est le meilleur moyen de nous protéger contre eux, alors c’est le Clan de la Licorne qui a échoué spectaculairement, et non le Clan du Phoenix. »
Eiein souria, mais s’y forçant clairement. « Peut-être ai-je été… hâtif ? »
« Peut-être, » accorda Sachina. Elle se tourna vers la foule en souriant. « Je sais que nous sommes tous en colère à propos des circonstances de cette attaque. Peut-être comme moi, souhaitezvous faire quelque chose, malgré que nous soyons si loin des batailles elles-mêmes. Peut-être avez-vous déjà perdu de la famille ou des amis, craignant d’en perdre plus. » Elle secoua sa tête tristement. « Nous ne pouvons nous retourner l’un contre l’autre, mes amis. Cela honorerait-il la mémoire de ceux qui sont tombés ? Cela prouverait-il notre unité à la Divine Impératrice ? Non. Nous devons continuer en prenant exemple sur nos amis du Clan du Phoenix. Qui a envoyé plus de guérisseurs et de shugenjas pour aider dans cette guerre que le Clan du Phoenix ? Aucun de nous. Nous avons tous contribué, mais le Clan du Phoenix voit ses propres terres sous la menace, et il est tout de même celui qui donne le plus. Non, ne nous pouvons les mettre en doute. Nous devons les glorifier pour leurs actions et leur répondre avec les nôtres. »
Des applaudissements polis résonnèrent dans toute la chambre tandis que Yoma et Sachina s’inclinaient profondément l’un envers l’autre. C’était, pensa Yoma, l’un des moments les plus surréalistes depuis plusieurs années à la cour.
L’Armée du Feu, ou un détachement considérable, est arrivé à l’aube.
Les ennemis étaient à peu près aussi nombreux que le Shogun et le Champion d’Emeraude l’avaient estimé, tout au moins, les commandants l’avaient assuré à Garin, et les forces affectées à Shiro Morito étaient suffisantes pour s’assurer la victoire. Etrangement, Garin était sceptique, persuadé en son for intérieur, qu’au moins Sahara et Ichiro, et probablement Danjuro mais il n’en était pas sûr, n’étaient pas particulièrement préoccupés que le château reste intact du moment que l’Armée du Feu était défaite.
Akodo Sarasa surveillait la cour et l’activité intense qui y était menée de façon calme, presque détachée. Chaque fois que Garin avait croisé les yeux de la femme, il avait eu l’impression qu’elle analysait tout, évaluant soigneusement les options et les tactiques. C’en était assez pour lui faire jurer que son clan ne s’attirerait jamais l’hostilité du Clan du Lion. Cependant, Ishino était pire. Quand l’aube fut venue et l’ordre de prendre position donné, Sarasa, sa troupe de commandement, et les archers rattachés à la fois à sa legion et à celle d’Ishino, se mirent en place. Ishino lui-même avait mené le reste des troupes du château vers la bataille, et le regard de l’homme quand Sasara lui avait donné ses instructions, avait été terrifiant. Garin s’était souvenu du regard d’un des chiens de chasse favoris de son oncle quand on le lâchait pour poursuivre sa proie. Ce chien avait finallement été tué car dans sa folie, il attaquait tout sur son chemin, y compris les assistants de chasse de son maître
« Positions ? » cria Sasara.
« Les troupes de Danjuro se sont divisés en deux, » hurla un de ses éclaireurs depuis le pied de la tour, criant à pleins poumons pour être entendu malgré le vacarme. « Une moitié a attaqué le flanc droit de l’ennemi, et l’autre a fait un détour pour atteindre l’arrière du côté gauche. »
« Excellent, » dit Sarasa. « Quand les lignes de front commencent à se déplacer pour compenser les rangs défaillants, faites signe aux archers pour une autre vollée de flèches. »
« Qu’en est-il de mes hommes, commandant ? » demanda Garin.
« Le rapport de position que l’on m’a transmis il y a peu indique qu’ils sont au cœur du combat dans le périmètre de la ville, » répondit-elle. « Le combat au corps à corps n’est pas, d’après ce que l’on m’a dit, la tactique préférée du Clan du Bœuf, Garin-sama. Êtes-vous certain de ne pas souhaiter que vous hommes rejoignent la cavalerie de Danjuro ? »
« Rassembler deux troupes à la dernière minute semble être une mauvaise idée, » dit Garin ? « Et bien que ce ne soit pas des combattants de villes, ils sont en train de défendre leurs maisons. Je doute que n’importe lequel de vos hommes puisse le faire avec plus de détermination. »
« C’est un bon point, » admit Sarasa. « Nous devons considérer le… »
« Regardez ! » cria Garin, et il attrapa la femme, beaucoup plus petite que lui, pour l’écarter. A peine quelques secondes plus tard, un corps portant une armure frappa le sol avec une telle force que Garin la sentit à travers les pierres qui composaient le sol de la cour. Une flèche enflammée gisait sur le casque du guerrier Lion, et deux eventails colorés en métal restaient fermement accrochés dans ses mains.
« Mon homme affecté aux signaux ! » Sarasa se hissa. Elle jeta rapidement un œil aux alentours pour trouver quelqu’un pour remplacer le soldat, mais apparemment ne trouva personne de disponible. Elle jura et saisit les drapeaux elle-même. « Nous avons besoin de communiquer constamment, sinon nous perdrions le contrôle de la bataille en un instant ! »
« Sarasa, attendez ! » hurla Garin, mais elle disparut dans la tour.
« Je trouve inquiétantes les implications de votre raisonnement, Ide-san, » répondit Shiba Yoma sur un ton parfaitement calme, inébranlable. « Si vouc avez quelque chose à dire, peut-être pourriez-vous être plus direct. Les beaux discours de nos alliés les Grue sont s’accordent mal avec un homme de votre caractère. »
Le son de plusieurs éventails ouvert ponctua la brève pause avant que Eien ne répliqua. « Le Clan du Phoenix connait mieux que quiconque le chaos que peuvent faire régner les tribus Yobanjin quand elles sont unies, » dit-il, souriant vraiment très légèrement. « Et pourtant, il semble avoir échoué presque spectaculairement en empêchant leur retour. Combien d’autres clans souffriront pour les échecs du Clan du Phoenix ? »
Yoma restait calme malgré sa colère intérieure. « Accuseriez-vous aussi le Clan du Dragon ? Ou trouverez-vous la critique peu convenable suite à leurs récentes pertes ? Peut-être que votre tentative grotesque et innapropriée d’attirer l’attention sert plus efficacement un objectif plutôt que d’autres ? Yoma vit le Chancellier soulever un sourcil à ses paroles, et il savait qu’il avait du dépasser ses limites, mais il trouvait difficile de tolérer la tentative de ce flagorneur malsain de gagner en notoriété.
« Je trouve également vos accusations légères, » interrompa une voix lisse, familière. Yoma et les autres se tournèrent pour voir Yoritomo Sachina regarder Eien avec un dédain évident. « Êtes-vous en train de suggérer que le simple fait que le Clan du Phoenix ait souffert des mains des Yobanjin dans le passé le rende responsable des exactions commises par les tribus ? »
Eien fronça légèrement les sourcils. « Non, simplement que savoir ce qui pourrait se passer aurait du le conduire à prendre les mesures nécessaires pour empécher que cela ne se produise une nouvelle fois. »
« Dans ce cas, » dit Sachina avec un sourire, « Le Clan de la Licorne devrait être tenu pour responsable pour toute agression, conduite par un gaijin, qu’a subie l’Empire. N’êtes-vous pas plus familiers avec les pays au-delà de nos frontières que n’’importe quel autre clan ? Les Yobanjin sont sûrement une des nombreuses cultures auxquelles vous avez fait face dans le passé. Et n’est-ce pas vous qui avez présenté un érudit de votre clan étudiant sur le sujet des tribus Yobanjin ? Je crois qui si la connaissance est le meilleur moyen de nous protéger contre eux, alors c’est le Clan de la Licorne qui a échoué spectaculairement, et non le Clan du Phoenix. »
Eiein souria, mais s’y forçant clairement. « Peut-être ai-je été… hâtif ? »
« Peut-être, » accorda Sachina. Elle se tourna vers la foule en souriant. « Je sais que nous sommes tous en colère à propos des circonstances de cette attaque. Peut-être comme moi, souhaitezvous faire quelque chose, malgré que nous soyons si loin des batailles elles-mêmes. Peut-être avez-vous déjà perdu de la famille ou des amis, craignant d’en perdre plus. » Elle secoua sa tête tristement. « Nous ne pouvons nous retourner l’un contre l’autre, mes amis. Cela honorerait-il la mémoire de ceux qui sont tombés ? Cela prouverait-il notre unité à la Divine Impératrice ? Non. Nous devons continuer en prenant exemple sur nos amis du Clan du Phoenix. Qui a envoyé plus de guérisseurs et de shugenjas pour aider dans cette guerre que le Clan du Phoenix ? Aucun de nous. Nous avons tous contribué, mais le Clan du Phoenix voit ses propres terres sous la menace, et il est tout de même celui qui donne le plus. Non, ne nous pouvons les mettre en doute. Nous devons les glorifier pour leurs actions et leur répondre avec les nôtres. »
Des applaudissements polis résonnèrent dans toute la chambre tandis que Yoma et Sachina s’inclinaient profondément l’un envers l’autre. C’était, pensa Yoma, l’un des moments les plus surréalistes depuis plusieurs années à la cour.
* * * * *
L’Armée du Feu, ou un détachement considérable, est arrivé à l’aube.
Les ennemis étaient à peu près aussi nombreux que le Shogun et le Champion d’Emeraude l’avaient estimé, tout au moins, les commandants l’avaient assuré à Garin, et les forces affectées à Shiro Morito étaient suffisantes pour s’assurer la victoire. Etrangement, Garin était sceptique, persuadé en son for intérieur, qu’au moins Sahara et Ichiro, et probablement Danjuro mais il n’en était pas sûr, n’étaient pas particulièrement préoccupés que le château reste intact du moment que l’Armée du Feu était défaite.
Akodo Sarasa surveillait la cour et l’activité intense qui y était menée de façon calme, presque détachée. Chaque fois que Garin avait croisé les yeux de la femme, il avait eu l’impression qu’elle analysait tout, évaluant soigneusement les options et les tactiques. C’en était assez pour lui faire jurer que son clan ne s’attirerait jamais l’hostilité du Clan du Lion. Cependant, Ishino était pire. Quand l’aube fut venue et l’ordre de prendre position donné, Sarasa, sa troupe de commandement, et les archers rattachés à la fois à sa legion et à celle d’Ishino, se mirent en place. Ishino lui-même avait mené le reste des troupes du château vers la bataille, et le regard de l’homme quand Sasara lui avait donné ses instructions, avait été terrifiant. Garin s’était souvenu du regard d’un des chiens de chasse favoris de son oncle quand on le lâchait pour poursuivre sa proie. Ce chien avait finallement été tué car dans sa folie, il attaquait tout sur son chemin, y compris les assistants de chasse de son maître
« Positions ? » cria Sasara.
« Les troupes de Danjuro se sont divisés en deux, » hurla un de ses éclaireurs depuis le pied de la tour, criant à pleins poumons pour être entendu malgré le vacarme. « Une moitié a attaqué le flanc droit de l’ennemi, et l’autre a fait un détour pour atteindre l’arrière du côté gauche. »
« Excellent, » dit Sarasa. « Quand les lignes de front commencent à se déplacer pour compenser les rangs défaillants, faites signe aux archers pour une autre vollée de flèches. »
« Qu’en est-il de mes hommes, commandant ? » demanda Garin.
« Le rapport de position que l’on m’a transmis il y a peu indique qu’ils sont au cœur du combat dans le périmètre de la ville, » répondit-elle. « Le combat au corps à corps n’est pas, d’après ce que l’on m’a dit, la tactique préférée du Clan du Bœuf, Garin-sama. Êtes-vous certain de ne pas souhaiter que vous hommes rejoignent la cavalerie de Danjuro ? »
« Rassembler deux troupes à la dernière minute semble être une mauvaise idée, » dit Garin ? « Et bien que ce ne soit pas des combattants de villes, ils sont en train de défendre leurs maisons. Je doute que n’importe lequel de vos hommes puisse le faire avec plus de détermination. »
« C’est un bon point, » admit Sarasa. « Nous devons considérer le… »
« Regardez ! » cria Garin, et il attrapa la femme, beaucoup plus petite que lui, pour l’écarter. A peine quelques secondes plus tard, un corps portant une armure frappa le sol avec une telle force que Garin la sentit à travers les pierres qui composaient le sol de la cour. Une flèche enflammée gisait sur le casque du guerrier Lion, et deux eventails colorés en métal restaient fermement accrochés dans ses mains.
« Mon homme affecté aux signaux ! » Sarasa se hissa. Elle jeta rapidement un œil aux alentours pour trouver quelqu’un pour remplacer le soldat, mais apparemment ne trouva personne de disponible. Elle jura et saisit les drapeaux elle-même. « Nous avons besoin de communiquer constamment, sinon nous perdrions le contrôle de la bataille en un instant ! »
« Sarasa, attendez ! » hurla Garin, mais elle disparut dans la tour.

ludo sparrow- Emerald Champion

- Messages: 1152
Date d'inscription: 14/06/2009
Age: 31
Localisation: Besançon
Re: La Guerre du Feu Sombre, Partie 4
Hida Tobashi suspectait que sa nomination en tant que garde personnel de son commandant était plus une façon de le conserver hors des lignes de front qu’une récompense de sa valeur. Honnêtement, il ne pouvait pas blâmer ses supérieurs ; s’il avait été à leur place, il n’aurait pas fait confiance à un homme ayant une telle réputation. Il y avait quelque chose qui n’allait pas dans sa lignée, il en était sûr. Son grand-père était devenu fou en servant sur le Mur. En réalité ce n’était pas peu commun, si ce n’est le fait qu’apparemment il n’avait pas été corrompu. Il était simplement devenu fou. C’était pourquoi les autres avaient commencé à regarder Tobashi et son frère avec méfiance. Son frère n’était pas revenu de l’Outremonde lors d’une désastreuse expédition de reconnaissance pendant laquelle son équipe avait été décimée. Il n’avait rien su du destin de son frère, mais la façon dont les survivants l’avaient regardé faisait comprendre à Tobashi tout ce qu’il devait savoir. Maintenant, il pouvait seulement attendre qu’il lui arrive la même chose. Peut-être était pour cela que le Clan du Crabe l’avait envoyé dans les Légions. Il serait certainement déshonoré s’il faisait honte à son clan parmi les Légions, mais au moins cela ne coûterait pas de vie Crabe ni ne mettrait le Mur en danger.
« Tobashi ! »
Le guerrier Crabe regarda immédiatement au-dessus de lui. « Oui, capitaine ? »
Matsu Satsune fixa son subordonnée. « Où est Sarasa-sama ? » Tobashi montra le haut de la tour où se tenait son commandant, lançant des signaux aux troupes à l’extérieur du château, et l’expression de Satsune s’obscurcit. « Pourquoi n’êtes-vous pas à ses côtés ? »
« J’ai essayé de la rejoindre, capitaine, mais elle m’a ordonné de retourner ici. Elle disait que j’étais une trop grande cible et que j’attirerais le feu ennemi. »
Satsune fronça les sourcils, mais inclina la tête, et se tourna vers deux autres membres du groupe de commandement de Sarasa. Les trois commencèrent à parler rapidement de problèmes tactiques, sur lesquels Tobashi était plus ou moins perdu. Cependant, à ce qu’il pouvait entendre, Satsune était une experte en batailles historiques et tactiques traditionnelles, insistant quelque peu sur les vertus de l’assaut frontal direct, tandis que Mirumoto Sukuko était doué dans des méthodes de combat moins conventionnelles. Yoritomo Omura était plus versé dans des tactiques que beaucoup considérerait, au mieux, douteuses.
Une ombre assombrit la cour, et le vacarme de la bataille sembla s’atténuer. Tobashi regarda en l’air, comme d’autres, et sentit son courage défaillir légèrement.
Quelque chose d’immense tournait autour du château, quelque chose d’énorme avec des ailes gigantesques qui semblaient recouvrir la cour entière. Plusieurs hommes crièrent de surprise et pour alarmer, mais tous, dans la cour, s’étaient figés pour regarder ça. « Qu’est-ce que c’est ? » s’entendit prononcer Tobashi.
« C’est un wyrm, » dit catégoriquement Satsune. « Les chevaucheurs de wyrms sont ici. »
La bête changea sa course soudainement et plongea, presque dans la cour elle-même, puis se retira et disparut à l’extérieur. Dans son sillage, un ombre nettement plus petite, chutait beaucoup plus vite. « Sarasa-sama ! » cria Tobashi.
Les quatres samouraïs coururent là où leur commandant avait heurté le sol. Son armure était ouverte, déchirée par un simple coup de la créature, et même si ces blessures n’étaient pas mortelles, la chute l’aurait certainement tuée. Incroyablement, elle était encore en vie, même si c’était pour un instant. « Ma sœur, » balbutia-t-elle, du sang coulant sur ces lèvres quand elle parlait. « Elle… elle n’a pas… »
« Je sais, commandant, » dit Satsune à voix basse.
Et elle était partie. Tobashi avait entendu des rumeurs selon lesquelles la sœur du commandant, une femme qui était morte il y avait des années, avait été accusée de crimes terribles. Son accusateur avait été du Clan de la Licorne, contre lequel le Clan du Lion était en guerre, au moment des accusations, ces dernières avaient été retenues car le membre de la Licorne était Commandant d’une Légion Impériale, ce qui avait largement joué contre le Clan du Lion. Cette accusation avait conduit la plus jeune sœur de la première Sarasa à prendre son nom lors de son gempukku et à exceller dans tous les domaines. De ce fait, elle était devenue le plus jeune samouraï nommé commandant d’une Légion Impériale, bien que sa nomination par Kitsu Dejiko, du Clan du Lion également, avait rendu la chose moins impressionnante qu’on aurait pu imaginer. Le fait qu’elle ait remplacé l’accusateur de sœur donnait à l’affaire entière un degré de ridicule, auquel Tobashi à lutté pour ne pas penser. Cependant, cela importait peu maintenant, car Sarasa était morte.
« Vous pleurerez plus tard, » ordonna Satsune. « Comment allons-nous tuer cette chose ? »
« Un tir d’archers ? » suggéra Sukuko.
Omura secoua sa tête. « Non, » insista le Mante. « Avez-vous vu sa taille ? Et sa peau ? Des flèches ne pénétront jamais à moins que vous ne tiriez à bout portant. Vous devriez tirer dans les yeux, et à cette distance, le tir est impossible, même pour un Tsurushi. »
« Un shugenja, alors, » dit Sukuko.
Maintenant ce fut au tour de Satsune de secouer la tête. « Non, les rapports sur leur apparence ne sont pas très clairs. Ils sont résistants à toutes de formes de sorcelleries classiques. C’est pourquoi le Clan du Phoenix avait eu du mal à les repousser quand ils sont apparus il y a plusieurs siècles. »
« Acier ? » dit Sukuko, presque moqueur. « Comment proposez-vous que nous accomplissions cela ? »
Satsune réféchit un instant, essayant d’ignorer la poignée d’hommes dans la cour qui étaient clairement paniqués à l’apparition du wyrm. « Nous devons l’amener à se rapprocher, » dit-elle. Elle regarda Tobashi, estimant les différentes possibilités. « Vous devez vous rendre à la tour, » ordonna-t-elle. « Vous êtes le plus grand parmi nous. Il vous verra comme une proie. »
« Vous le conduisez à sa mort, » observa Sukuko.
« Je sais, » répondit Satsune. « Et je regrette la nécessité de sacrifier même un seul homme, mais nous n’avons pas le choix. Vous comprenez, Tobashi ? »
« Je comprends, » dit-il, d’un air étrangement détaché. « Qu’allez-vous faire, capitaine ? »
Tobashi était curieux de découvrir qu’il n’avait pas peur de mourir. Il craignait seulement de mourir dans un accès de folie comme sa famille. Mourir normalement, comme un guerrier, remplissant son devoir… il n’avait pas peur de cela. « Je peux, capitaine. Je le ferais. Menez-les à la victoire. Je vous offrirez l’ouverture dont vous avez besoin. »
Satsune inclina sa tête respectueusement, un geste que Tobashi trouva étrangement touchant. « Je vais me préparer pour la maneuvre suivante, » dit-elle. « Susuko, Omura, j’aurai besoin de votre assistance. »
Tobashi se déplaçait, grimpant les marches menant au sommet de tour où Sarasa se tenait il avait à peine quelques instants. Il ne ressentait toujours pas la peur, mais il y avait quelque chose d’inhabituel, une sensation exaltante au fond de son âme, qu’il n’avait jamais connue avant, mais lui était étrangement familière. Il comprit ce que c’était. C’était la folie qui avait touché tellement de membres de sa famille. C’était le laisser-aller inscouciant et la rupture stupide qui avaient été sa véritable peur durant toute sa vie. Maintenant, c’était à son tour, mais il n’y succomberait pas. Il l’a tenue à distance, tirant un trait sur elle. Hida Tobashi ne mourrait pas comme un fou, mais sa folie pourrait lui permettre de mourir en héros, alors il s’en servirait volontiers. Elle lui était seulement utile car maintenant elle lui donnerait des forces, après lui avoir tant pris.
Tobashi atteignit le haut de la tour et ôta son plastron. Il n’en aurait plus besoin maintenant. Il pouvait entendre Satsune crier des ordres aux hommes en-dessous. Elle n’avait pas le commandement calme, détaché de Sarasa, mais sa ferveur guerrière était contagieuse. Elle ménerai les hommes à la victoire si seulement il pouvait faire cette petite chose. Ce n’était pas une si grande tâche, dans le grand schéma des choses.
Le wyrm l’avait vu. Il commença un grand cercle qui l’amènerait ici. Tobashi avait vu beaucoup de bêtes prédatrices durant sa vie, et il sentait la faim dans ces mouvements même à cette distance. Il ne laisserait pas échapper ce qu’il voulait. Il approcherait en plongeant comme un faucon et l’attraperait dans sa machoire. Il ne sentirait rien après l’impact de son arrivée. Ce ne serait pas une mauvaise mort.
Tobashi prépara sa lame. La bête se rapprochait, se rapprochait encore, avec une vitesse inimaginable. Elle était presque sur lui, et alors il monta le rempart, et sauta aussi haut dans les airs que ses jambes pouvaient le lancer.
Pour un homme de sa taille, Tobashi possédait une agilité hors du commun qui avait surpris grand nombre de gens dans sa vie. Il semblait maintenant que cela avait surpris le Yobanjin et la grande bête qu’il chevauchait. La tête massive de la bête et sa machoire grande ouverte lui passèrent dessous, et le corps massif de Tobashi frappa directement le cavalier. La force du coup lui couppa le souffle et lui fit presque perdre connaissance, mais il réussit à rester sur la bête. Le Yobanjin ne fut pas aussi chanceux, et son cri fut court avant de heurter la terre endessous. Tobashi récupéra rapidement et planta son wakizashi jusqu’à la garde dans le dos de la bête.
Le wyrm devint fou de douleur, se démenant et roulant, poussant son cri inhumain à travers le champ de bataille. Tobashi essaya de l’achever avec son katana, mais au lieu de cela, il faisait tout pour s’accrocher à son épée pour ne pas tomber vers sa mort. Il s’accrochait fermement à la poignée du wakizashi et attendait, espérant que la bête abandonne. Dans son agonie, cela dit, dès qu’il fut assez près du sol pour rester en vie, Tobashi se redressa et figea son katana en bas du crâne du wyrm avec toute la force qu’il pouvait rassembler.
Le wyrm hurla brièvement une fois, et commença à vasciller. Son corps s’écrasa contre le bord du mur et bascula, chutant dans la cour. Les hommes se dispersèrent pour éviter d’être écraser par cette forme massive, mais Tobashi avait évité le pire dans l’impact. Il s’appuya sur ses lames libres et tenta de tenir sur ces jambes, malgré sa tête qui tournait et sa vision teinté de flashes rouges et noirs. Il se tint debout pendant un moment, essayant de retrouver son équilibre, et réalisa alors que tout le monde dans la cour le regardait fixement.
Matsu Satsune semblait être prête à rire, mais elle leva son arme et regarda les autres. « Que tous saluent Hida Tobashi, le Chevaucheur de Wyrm ! »
Les cris étaient assourdissants.
La nouvelle que Shiro Morito avait survécu à l’attaque de l’Armée du Feu, et qu’ils avaient tenu en échec une troupe assez importante d’attaquants, s’était propagée dans la cour de l’Impératrice comme un feu de forêt. On aurait pu penser que la cour était convoquée en plein milieu d’un festival important, vu les célébrations éclatantes. Même l’habituellement stoïque et résolu Togashi Satsu semblait soulagé par les nouvelles, et les paroles selon lesquelles l’Impératrice avait doublé les forces en partance pour les terres des clans du Dragon, du Phoenix et de la Licorne ont été bien accueillies. Le seul point noir dans les nouvelles était la triste réaction du Clan du Lion quand ils ont appris qu’Akodo Sarasa, commandant de la Huitième Légion Impériale, était tombée au combat. Son remplaçant fut nommé presque immédiatement par le Champion d’Emeraude, et c’était un subordonné Mante nommé Yoritomo Omura, plutôt qu’un des officiers Lion de Sarasa.
Bayushi Paneki pouvait comprendre que les délégués du Clan du Lion aient été mécontents, mais ils avaient choisi de rester neutre à propos de la question. Manquer de respect au Champion d’Emeraude dans la cour de l’Impératrice aurait été une erreur désastreuse, et même un ancien Quêteur de Mort ne serait pas si idiot.
Plus intéressant pour le Champion du Clan du Scorpion était qu’un de ses propres vassaux dans l’assemblée, Soshi Yukimi, avait été choisi par l’Impératrice afin de créer de nouveaux rituels pour le festival qu’elle avait déclaré en l’honneur de la victoire à Shiro Morito. C’était une bonne que le Scorpion ait été choisi, car le secteur autour de Shiro Morito avait encore de nombreux secrets à cacher, et Paneki ne souhaitait pas que certains d’entre eux soit découverts. Le Clan du Bœuf serait sans aucun doute mécontent de voir le Clan du Scorpion sur ses terres, mais jusqu’ici Morito Garin a prouvé qu’il était un homme de parole. Paneki croyait qu’il respecterait le serment qu’il avait sollicité au Champion du Clan du Bœuf.
Encore plus intéressante pour Paneki, était la nouvelle qu’un autre de ses vassaux, Bayushi Iyona, s’était rendu dans le secteur et avait presque été capturée par le Clan du Phoenix après la destruction de leur mauvais petit secret à Yobanjin Mura. Paneki en était conscient, il n’y avait aucune raison pour qu’un Scorpion se soit trouvé la-bas, et Shoruso Toson avait confirmé qu’un tel ordre n’avait pas été donné.
C’était un problème que Paneki souhaitait vraiment élucider, et il semblait maintenant qu’il en aurait l’occasion.
« Tobashi ! »
Le guerrier Crabe regarda immédiatement au-dessus de lui. « Oui, capitaine ? »
Matsu Satsune fixa son subordonnée. « Où est Sarasa-sama ? » Tobashi montra le haut de la tour où se tenait son commandant, lançant des signaux aux troupes à l’extérieur du château, et l’expression de Satsune s’obscurcit. « Pourquoi n’êtes-vous pas à ses côtés ? »
« J’ai essayé de la rejoindre, capitaine, mais elle m’a ordonné de retourner ici. Elle disait que j’étais une trop grande cible et que j’attirerais le feu ennemi. »
Satsune fronça les sourcils, mais inclina la tête, et se tourna vers deux autres membres du groupe de commandement de Sarasa. Les trois commencèrent à parler rapidement de problèmes tactiques, sur lesquels Tobashi était plus ou moins perdu. Cependant, à ce qu’il pouvait entendre, Satsune était une experte en batailles historiques et tactiques traditionnelles, insistant quelque peu sur les vertus de l’assaut frontal direct, tandis que Mirumoto Sukuko était doué dans des méthodes de combat moins conventionnelles. Yoritomo Omura était plus versé dans des tactiques que beaucoup considérerait, au mieux, douteuses.
Une ombre assombrit la cour, et le vacarme de la bataille sembla s’atténuer. Tobashi regarda en l’air, comme d’autres, et sentit son courage défaillir légèrement.
Quelque chose d’immense tournait autour du château, quelque chose d’énorme avec des ailes gigantesques qui semblaient recouvrir la cour entière. Plusieurs hommes crièrent de surprise et pour alarmer, mais tous, dans la cour, s’étaient figés pour regarder ça. « Qu’est-ce que c’est ? » s’entendit prononcer Tobashi.
« C’est un wyrm, » dit catégoriquement Satsune. « Les chevaucheurs de wyrms sont ici. »
La bête changea sa course soudainement et plongea, presque dans la cour elle-même, puis se retira et disparut à l’extérieur. Dans son sillage, un ombre nettement plus petite, chutait beaucoup plus vite. « Sarasa-sama ! » cria Tobashi.
Les quatres samouraïs coururent là où leur commandant avait heurté le sol. Son armure était ouverte, déchirée par un simple coup de la créature, et même si ces blessures n’étaient pas mortelles, la chute l’aurait certainement tuée. Incroyablement, elle était encore en vie, même si c’était pour un instant. « Ma sœur, » balbutia-t-elle, du sang coulant sur ces lèvres quand elle parlait. « Elle… elle n’a pas… »
« Je sais, commandant, » dit Satsune à voix basse.
Et elle était partie. Tobashi avait entendu des rumeurs selon lesquelles la sœur du commandant, une femme qui était morte il y avait des années, avait été accusée de crimes terribles. Son accusateur avait été du Clan de la Licorne, contre lequel le Clan du Lion était en guerre, au moment des accusations, ces dernières avaient été retenues car le membre de la Licorne était Commandant d’une Légion Impériale, ce qui avait largement joué contre le Clan du Lion. Cette accusation avait conduit la plus jeune sœur de la première Sarasa à prendre son nom lors de son gempukku et à exceller dans tous les domaines. De ce fait, elle était devenue le plus jeune samouraï nommé commandant d’une Légion Impériale, bien que sa nomination par Kitsu Dejiko, du Clan du Lion également, avait rendu la chose moins impressionnante qu’on aurait pu imaginer. Le fait qu’elle ait remplacé l’accusateur de sœur donnait à l’affaire entière un degré de ridicule, auquel Tobashi à lutté pour ne pas penser. Cependant, cela importait peu maintenant, car Sarasa était morte.
« Vous pleurerez plus tard, » ordonna Satsune. « Comment allons-nous tuer cette chose ? »
« Un tir d’archers ? » suggéra Sukuko.
Omura secoua sa tête. « Non, » insista le Mante. « Avez-vous vu sa taille ? Et sa peau ? Des flèches ne pénétront jamais à moins que vous ne tiriez à bout portant. Vous devriez tirer dans les yeux, et à cette distance, le tir est impossible, même pour un Tsurushi. »
« Un shugenja, alors, » dit Sukuko.
Maintenant ce fut au tour de Satsune de secouer la tête. « Non, les rapports sur leur apparence ne sont pas très clairs. Ils sont résistants à toutes de formes de sorcelleries classiques. C’est pourquoi le Clan du Phoenix avait eu du mal à les repousser quand ils sont apparus il y a plusieurs siècles. »
« Acier ? » dit Sukuko, presque moqueur. « Comment proposez-vous que nous accomplissions cela ? »
Satsune réféchit un instant, essayant d’ignorer la poignée d’hommes dans la cour qui étaient clairement paniqués à l’apparition du wyrm. « Nous devons l’amener à se rapprocher, » dit-elle. Elle regarda Tobashi, estimant les différentes possibilités. « Vous devez vous rendre à la tour, » ordonna-t-elle. « Vous êtes le plus grand parmi nous. Il vous verra comme une proie. »
« Vous le conduisez à sa mort, » observa Sukuko.
« Je sais, » répondit Satsune. « Et je regrette la nécessité de sacrifier même un seul homme, mais nous n’avons pas le choix. Vous comprenez, Tobashi ? »
« Je comprends, » dit-il, d’un air étrangement détaché. « Qu’allez-vous faire, capitaine ? »
Tobashi était curieux de découvrir qu’il n’avait pas peur de mourir. Il craignait seulement de mourir dans un accès de folie comme sa famille. Mourir normalement, comme un guerrier, remplissant son devoir… il n’avait pas peur de cela. « Je peux, capitaine. Je le ferais. Menez-les à la victoire. Je vous offrirez l’ouverture dont vous avez besoin. »
Satsune inclina sa tête respectueusement, un geste que Tobashi trouva étrangement touchant. « Je vais me préparer pour la maneuvre suivante, » dit-elle. « Susuko, Omura, j’aurai besoin de votre assistance. »
Tobashi se déplaçait, grimpant les marches menant au sommet de tour où Sarasa se tenait il avait à peine quelques instants. Il ne ressentait toujours pas la peur, mais il y avait quelque chose d’inhabituel, une sensation exaltante au fond de son âme, qu’il n’avait jamais connue avant, mais lui était étrangement familière. Il comprit ce que c’était. C’était la folie qui avait touché tellement de membres de sa famille. C’était le laisser-aller inscouciant et la rupture stupide qui avaient été sa véritable peur durant toute sa vie. Maintenant, c’était à son tour, mais il n’y succomberait pas. Il l’a tenue à distance, tirant un trait sur elle. Hida Tobashi ne mourrait pas comme un fou, mais sa folie pourrait lui permettre de mourir en héros, alors il s’en servirait volontiers. Elle lui était seulement utile car maintenant elle lui donnerait des forces, après lui avoir tant pris.
Tobashi atteignit le haut de la tour et ôta son plastron. Il n’en aurait plus besoin maintenant. Il pouvait entendre Satsune crier des ordres aux hommes en-dessous. Elle n’avait pas le commandement calme, détaché de Sarasa, mais sa ferveur guerrière était contagieuse. Elle ménerai les hommes à la victoire si seulement il pouvait faire cette petite chose. Ce n’était pas une si grande tâche, dans le grand schéma des choses.
Le wyrm l’avait vu. Il commença un grand cercle qui l’amènerait ici. Tobashi avait vu beaucoup de bêtes prédatrices durant sa vie, et il sentait la faim dans ces mouvements même à cette distance. Il ne laisserait pas échapper ce qu’il voulait. Il approcherait en plongeant comme un faucon et l’attraperait dans sa machoire. Il ne sentirait rien après l’impact de son arrivée. Ce ne serait pas une mauvaise mort.
Tobashi prépara sa lame. La bête se rapprochait, se rapprochait encore, avec une vitesse inimaginable. Elle était presque sur lui, et alors il monta le rempart, et sauta aussi haut dans les airs que ses jambes pouvaient le lancer.
Pour un homme de sa taille, Tobashi possédait une agilité hors du commun qui avait surpris grand nombre de gens dans sa vie. Il semblait maintenant que cela avait surpris le Yobanjin et la grande bête qu’il chevauchait. La tête massive de la bête et sa machoire grande ouverte lui passèrent dessous, et le corps massif de Tobashi frappa directement le cavalier. La force du coup lui couppa le souffle et lui fit presque perdre connaissance, mais il réussit à rester sur la bête. Le Yobanjin ne fut pas aussi chanceux, et son cri fut court avant de heurter la terre endessous. Tobashi récupéra rapidement et planta son wakizashi jusqu’à la garde dans le dos de la bête.
Le wyrm devint fou de douleur, se démenant et roulant, poussant son cri inhumain à travers le champ de bataille. Tobashi essaya de l’achever avec son katana, mais au lieu de cela, il faisait tout pour s’accrocher à son épée pour ne pas tomber vers sa mort. Il s’accrochait fermement à la poignée du wakizashi et attendait, espérant que la bête abandonne. Dans son agonie, cela dit, dès qu’il fut assez près du sol pour rester en vie, Tobashi se redressa et figea son katana en bas du crâne du wyrm avec toute la force qu’il pouvait rassembler.
Le wyrm hurla brièvement une fois, et commença à vasciller. Son corps s’écrasa contre le bord du mur et bascula, chutant dans la cour. Les hommes se dispersèrent pour éviter d’être écraser par cette forme massive, mais Tobashi avait évité le pire dans l’impact. Il s’appuya sur ses lames libres et tenta de tenir sur ces jambes, malgré sa tête qui tournait et sa vision teinté de flashes rouges et noirs. Il se tint debout pendant un moment, essayant de retrouver son équilibre, et réalisa alors que tout le monde dans la cour le regardait fixement.
Matsu Satsune semblait être prête à rire, mais elle leva son arme et regarda les autres. « Que tous saluent Hida Tobashi, le Chevaucheur de Wyrm ! »
Les cris étaient assourdissants.
* * * * *
La nouvelle que Shiro Morito avait survécu à l’attaque de l’Armée du Feu, et qu’ils avaient tenu en échec une troupe assez importante d’attaquants, s’était propagée dans la cour de l’Impératrice comme un feu de forêt. On aurait pu penser que la cour était convoquée en plein milieu d’un festival important, vu les célébrations éclatantes. Même l’habituellement stoïque et résolu Togashi Satsu semblait soulagé par les nouvelles, et les paroles selon lesquelles l’Impératrice avait doublé les forces en partance pour les terres des clans du Dragon, du Phoenix et de la Licorne ont été bien accueillies. Le seul point noir dans les nouvelles était la triste réaction du Clan du Lion quand ils ont appris qu’Akodo Sarasa, commandant de la Huitième Légion Impériale, était tombée au combat. Son remplaçant fut nommé presque immédiatement par le Champion d’Emeraude, et c’était un subordonné Mante nommé Yoritomo Omura, plutôt qu’un des officiers Lion de Sarasa.
Bayushi Paneki pouvait comprendre que les délégués du Clan du Lion aient été mécontents, mais ils avaient choisi de rester neutre à propos de la question. Manquer de respect au Champion d’Emeraude dans la cour de l’Impératrice aurait été une erreur désastreuse, et même un ancien Quêteur de Mort ne serait pas si idiot.
Plus intéressant pour le Champion du Clan du Scorpion était qu’un de ses propres vassaux dans l’assemblée, Soshi Yukimi, avait été choisi par l’Impératrice afin de créer de nouveaux rituels pour le festival qu’elle avait déclaré en l’honneur de la victoire à Shiro Morito. C’était une bonne que le Scorpion ait été choisi, car le secteur autour de Shiro Morito avait encore de nombreux secrets à cacher, et Paneki ne souhaitait pas que certains d’entre eux soit découverts. Le Clan du Bœuf serait sans aucun doute mécontent de voir le Clan du Scorpion sur ses terres, mais jusqu’ici Morito Garin a prouvé qu’il était un homme de parole. Paneki croyait qu’il respecterait le serment qu’il avait sollicité au Champion du Clan du Bœuf.
Encore plus intéressante pour Paneki, était la nouvelle qu’un autre de ses vassaux, Bayushi Iyona, s’était rendu dans le secteur et avait presque été capturée par le Clan du Phoenix après la destruction de leur mauvais petit secret à Yobanjin Mura. Paneki en était conscient, il n’y avait aucune raison pour qu’un Scorpion se soit trouvé la-bas, et Shoruso Toson avait confirmé qu’un tel ordre n’avait pas été donné.
C’était un problème que Paneki souhaitait vraiment élucider, et il semblait maintenant qu’il en aurait l’occasion.
* * * * *
The War of Dark Fire, Part 4
By Shawn Carman
Edited by Fred Wan

ludo sparrow- Emerald Champion

- Messages: 1152
Date d'inscription: 14/06/2009
Age: 31
Localisation: Besançon
Sujets similaires» sombre caverne
» vente de sombre
» Première partie ( uniquement pour ceux qui ont choisi un personnage existant dans Final Fantasy Revenant Wings). Sondage caractéristiques ( dernier sondage en 2 partie )
» Candidature De Sniper Sombre
» Candidature d'un sombre inconnu
» vente de sombre
» Première partie ( uniquement pour ceux qui ont choisi un personnage existant dans Final Fantasy Revenant Wings). Sondage caractéristiques ( dernier sondage en 2 partie )
» Candidature De Sniper Sombre
» Candidature d'un sombre inconnu
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum





